Lundi 12 novembre 2007
Pour continuer sur la psychothérapie (faut vraiment que je vérifie combien ya de haches dans ce mot), à la dernière visite madame Psy m'a proposé de voir si les éléments de ma liste précédentes n'étaient pas des points bloquants qui empêchaient mon désir d'enfant de se concrétiser. Elle m'a demandé de prendre les éléments un par un et de me dire et me répéter "je fais le deuil de...". Elle m'a prévenu que mon inconscient allait travailler et que je risquais de me sentir en colère puis triste sans savoir pourquoi. Je n'y ai pas trop cru, et j'ai également pensé - et dit - que je ferais bien volontiers le deuil de tout cela.
 
A ma grande surprise, j'ai commencé à me sentir en colère à peine sortie de chez elle sur le point 3 (ne pas être à la merci des médecins), et à ma grande suprise à nouveau, j'ai failli pleurer un peu plus tard en pensant au point 5 (attendre ma soeur).
 
Elle est pas un peu sorcière ma psy ??
  

     
Les autres ne m'ont fait ni chaud ni froid, alors j'ai décidé de me concentrer sur ces deux là. Tout cela était avant le rendez-vous à l'hopital. Donc depuis c'est un peu plus confus, mais je pense qu'il y a quand même quelque chose à faire.
 
Faut que j'appelle ma soeur au téléphone pour parler du point 5.
 
Pour le point 3, comme je me suis un peu réconcilié avec la médecine ça va peut-être aider. Avant cela, j'avais comme idée d'écrire un projet de naissance, ce qui peut paraître crétin, mais c'était pour me montrer qu'il y avait quand même moyen de dealer avec les médecins, et d'envisager tout cela de manière positive, sans penser que je vais me faire torturer par les êtres inhumains sans coeur.
J'ai enfin compris pourquoi elle me disais que je dramatisais, alors que je pensais juste avoir une réaction normale. Ma réaction est justifée, oui, mais exagérée. Ok, d'accord, ok. Je peux accepter de faire confiance à des médecins, avec certaines conditions quand même, à savoir que je ferai le maximum pour trouver quelqu'un à l'écoute, et en accord avec ce que nous souhaitons, mais je peux, et je peux aussi penser que c'est possible que ça se passe bien. C'est énorme de pouvoir écrire ça.
 
En plus j'ai demandé à ma maman de me raconter son accouchement, et elle m'a dit que la sage-femme était vraiment très gentille, et même si elle a souffert pour d'autres raisons ça m'a un peu rassurée. Elle m'a également dit que ma marraine, que j'aime énormément et qui est la personne à qui je ressemble le plus je trouve à la fois physiquement et de caractère (c'est la soeur de mon père), a toujours dit avoir magnifiquement vécu ses accouchements, sans douleur et dans la joie. C'est pas génial ça ? Ca me fait un bien fou d'entendre ça. J'essaierai d'en parler avec elle. Si un jour j'accouche, j'aurai peut-être la chance que ce soit comme elle...
    
par Mitzie publié dans : Psy
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Mardi 30 octobre 2007
Je m'aperçois grâce à quelques gentils commentaires que je n'ai pas blogué depuis longtemps.
Peut-être que la psychothérapie fait que je suis dans une phase de repli.
 
Je pense être bien tombée sur cette psychothérapeute (pour une fois). Elle m'a plu tout de suite, elle me fait penser à ma prof de philo de terminale, l'endroit où elle reçoit est agréable. Elle est compatissante et réconfortante, et elle arrive à me poser des questions "qui fâchent", mais mine de rien, et sans jamais que j'ai l'impression qu'elle me critique. Je me sens incroyablement à l'aise de tout lui dire. Les séances sont à la fois plaisantes pour que j'aie envie d'y retourner, et très denses pour mon cerveau. C'est la quatrième fois que j'y vais, et je n'ai eu le temps d'observer ni la pièce, ni son visage, dont je n'arrive pas à retrouver les traits entre deux séances, alors que je la regarde pendant 45 minutes. Bon, ok, je regarde pas mal dehors aussi. Mais je pense surtout que je suis complètement tournée vers l'intérieur à ces moments là.
 
Sinon, je ne peux pas dire que j'ai vu des effets quelconques pour le moment, sinon que j'ai l'impression d'être encore plus paumée qu'avant, mais j'imagine que c'est normal, et qu'il faut d'abord tout mettre sur la table avant d'y mettre bon ordre.
 
Avec doc PMA, rendez-vous dans deux semaines. Comme la dernière fois, j'attends avec à la fois angoisse et impatience.
 
Mme Psy m'a donné un devoir pour la prochaine fois : faire une liste commençant par "Le fait de ne pas avoir de bébé tout de suite me permet..."
 
Je me dis que je peux aussi bien la faire ici, quelqu'un pourrait profiter de l'exercice... Je mets toutes les idées qui me sont venues, même si je trouve certaines assez tirées par les cheveux. Je ne sais pas trop si cette liste est supposée servir à me réconforter, ou à mettre en évidence des points bloquants, je penche pour la deuxième solution, mais j'avoue que ça me réconforte un peu aussi :-).
 
Le fait de ne pas avoir de bébé tout de suite me permet
- de rester la chouchoute d'Ernest
- de continuer à avoir du sexe/d'affronter mes difficultés liées au sexe
- de ne pas me retrouver à la merci des médecins comme on peut l'être lors d'une grossesse et surtout d'un accouchement
- de me forcer à travailler
- d'attendre ma soeur
- de ne pas ajouter un sujet de discorde avec ma belle-famille
- de ne pas embêter mes parents pour le/la garder
- de nous imaginer adopter un enfant
- d'espérer avoir une fille
- de m'occuper de mes minous
- d'avoir un quotidien plus facile (dormir la nuit, avoir de l'argent, passer du temps sur l'ordinateur, faire les courses rapidement, aller à mes activités préférées, ne rien planifier, partir les mains dans les poches)
 
Le cerveau humain est bien compliqué...
   
par Mitzie publié dans : Psy
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