Vendredi 11 janvier 2008
Rêver me manque un peu.

 
Concernant l'adoption, je me sens obligée de tenir mes rêves en laisse, pour ne pas être trop optimiste, m'attendre aux difficultés, ne pas tomber de haut, et aussi pour pas que ça parte en live pendant la longue attente qui ne fait que commencer.
Mes rêves de grossesse, même s'ils ne sont pas complètement éteints, s'éloignent de plus en plus, s'effilochent, et je n'y crois plus.
Ma santé va bien, je n'ai plus besoin de rêver que je suis bien. Mon physique me convient aussi, je n'ai pas de kilos à prendre ou à perdre, et je m'accomode de mes quelques disgracieusetés.
Mon travail ne me fait pas rêver. Les vacances non plus.
Mon Ernest est là et bien là dans le réel et mes petites rêveries érotiques me suffisent.
Je ne rêve pas à une maison avec jardin et piscine, j'aime notre petit nid, et toute perspective de bricolage ou de déménagement me fatigue d'avance.
J'ai tout ce que je pourrais souhaiter comme objets, et plus encore.
J'aime l'endroit où j'habite et ce que j'y fais.
 
En fait mon plus grand rêve du moment n'est pas très ambitieux : ce serait d'être virée et de pouvoir m'occuper de chats malheureux, en plus de jouer avec les miens, faire mes couses sans courir, faire des balades au lieu de rester assise sur une chaise, chanter, dessiner, faire des photos, écrire, enfin une vie de loisirs quoi. J'essaie de ne pas trop y penser, j'ai déjà assez de mal comme ça à travailler.
 
C'est triste ou c'est bien ?
Et est-ce que c'est triste de se demander si c'est triste ou bien de ne rien avoir à espérer ?
  
par Mitzie publié dans : Trop de questions
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Mercredi 2 janvier 2008
Je suis arrivée au bout de mes cailloux. J'ai écrit tous les derniers d'une traite, en plaçant les souvenirs au fur et à mesure qu'ils me venaient.
 
En finissant pas plus qu'en commençant je ne sais si ça m'a apporté quelque chose.
Il y en a certains que j'aime beaucoup, qui m'ont demandé réflexion et que j'ai pris plaisir à écrire, pour les autres c'était plus une gymnastique.
 
C'est bizarre je les trouve très tristes dans l'ensemble, comme si j'avais inconsciemment choisi de ne faire ressortir que le négatif, alors que j'ai eu une vie plutôt calme et heureuse dans l'ensemble.
 
Peut-être que je pourrais repartir dans l'autre sens en m'efforçant de faire ressortir le positif. Je ne sais pas encore si j'en ai envie.
 
Quelque chose m'interpelle : j'ai lancé des cailloux jusqu'à arriver à moi bébé, il se trouve qu'en parallèle je traine une maladie... de bébé. Enfin une maladie que n'importe qui peut avoir mais qu'on trouve surtout chez les bébés. Coïncidence... ?
   
par Mitzie publié dans : Cailloux
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Lundi 31 décembre 2007
Ma mère tombe enceinte en début d'année, après avoir pris soin de laisser passer plusieurs mois d'abstinence après l'arrêt de la pilule, pour que tout se remette bien.
  
Dans les dernières semaines, elle mange des kilos de raisin, et maintenant j'adore ça.
  
Pour l'accouchement, elle arrive dans la nuit à la materinté. On dit à mon père qu'il peut aller travailler car ça ne va pas arriver tout de suite. Ma mère est seule et entend une femme qui hurle à la mort, personne ne l'aide ni ne vient la voir. Quand le moment approche, on rappelle mon père, il revient et on lui colle une blouse sur le dos sans qu'il prenne le temps d'enlever sa veste de costume. Il manque de tomber dans les pommes en salle d'accouchement, on le fait sortir et ma mère ne le reverra que bien plus tard avec moi dans les bras.
  
La sage-femme est très gentille, ma mère souffre beaucoup je crois, bien qu'elle ne se plaint pas, mais elle ne s'attendait pas à souffrir autant. Quand je sors je suis toute bleue, j'ai le cordon autour du cou, je pars tout de suite en réanimation. Ma mère ne se rend pas du tout compte alors de la gravité de la chose, elle est trop à l'ouest. On me ramène toute propre et habillée. Pour ma soeur, qui était pourtant prématurée, on lui collera le bébé tout dégoulinant sur le ventre et ça la dégoûte, berk.
  
C'est mon père qui choisit mon prénom, ma mère savait seulement qu'elle voulait un garçon, et qu'alors je me serais appelée Pierre. Elle a l'air quand même contente sur les photos.
  
A l'époque ma marraine habite pas loin, ils viennent me voir à la maternité. Mon cousin, unique enfant de la famille à ce moment là, est ravi d'avoir une cousine. Il saute partout.
  
par Mitzie publié dans : Cailloux
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Lundi 31 décembre 2007
Une fois ma naissance passée, les grands-mères parties, ma mère se retrouve seule avec moi, elle pensait retourner travailler mais finalement elle n'y arrive pas, je suis si petite ! Elle m'emmène au parc faire une grande balade dans la poussette tous les jours ; quelques années plus tard on y nourrira les pigeons avec un peu de maïs des poules pris chez mamie.
  
Elle m'a dit qu'elle ne savait pas quoi me raconter alors elle me lisait un gros livre des fables de la fontaine. Quand je ne voulais pas dormir, il fallait me bercer pendant des heures ou bien faire le tour du pâté de maison en voiture.
  
par Mitzie publié dans : Cailloux
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Lundi 31 décembre 2007
Sur les photos je porte des robes et mon père s'occupe beaucoup de moi. Il me lit des histoires et me fait écouter de la musique. Il rabâche et rerabâche les mêmes histoires, et m'apprend les lettres avec des cubes en bois qu'il a pyrogravés lui-même.
   
par Mitzie publié dans : Cailloux
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