Mardi 30 octobre 2007
Je m'aperçois grâce à quelques gentils commentaires que je n'ai pas blogué depuis longtemps.
Peut-être que la psychothérapie fait que je suis dans une phase de repli.
 
Je pense être bien tombée sur cette psychothérapeute (pour une fois). Elle m'a plu tout de suite, elle me fait penser à ma prof de philo de terminale, l'endroit où elle reçoit est agréable. Elle est compatissante et réconfortante, et elle arrive à me poser des questions "qui fâchent", mais mine de rien, et sans jamais que j'ai l'impression qu'elle me critique. Je me sens incroyablement à l'aise de tout lui dire. Les séances sont à la fois plaisantes pour que j'aie envie d'y retourner, et très denses pour mon cerveau. C'est la quatrième fois que j'y vais, et je n'ai eu le temps d'observer ni la pièce, ni son visage, dont je n'arrive pas à retrouver les traits entre deux séances, alors que je la regarde pendant 45 minutes. Bon, ok, je regarde pas mal dehors aussi. Mais je pense surtout que je suis complètement tournée vers l'intérieur à ces moments là.
 
Sinon, je ne peux pas dire que j'ai vu des effets quelconques pour le moment, sinon que j'ai l'impression d'être encore plus paumée qu'avant, mais j'imagine que c'est normal, et qu'il faut d'abord tout mettre sur la table avant d'y mettre bon ordre.
 
Avec doc PMA, rendez-vous dans deux semaines. Comme la dernière fois, j'attends avec à la fois angoisse et impatience.
 
Mme Psy m'a donné un devoir pour la prochaine fois : faire une liste commençant par "Le fait de ne pas avoir de bébé tout de suite me permet..."
 
Je me dis que je peux aussi bien la faire ici, quelqu'un pourrait profiter de l'exercice... Je mets toutes les idées qui me sont venues, même si je trouve certaines assez tirées par les cheveux. Je ne sais pas trop si cette liste est supposée servir à me réconforter, ou à mettre en évidence des points bloquants, je penche pour la deuxième solution, mais j'avoue que ça me réconforte un peu aussi :-).
 
Le fait de ne pas avoir de bébé tout de suite me permet
- de rester la chouchoute d'Ernest
- de continuer à avoir du sexe/d'affronter mes difficultés liées au sexe
- de ne pas me retrouver à la merci des médecins comme on peut l'être lors d'une grossesse et surtout d'un accouchement
- de me forcer à travailler
- d'attendre ma soeur
- de ne pas ajouter un sujet de discorde avec ma belle-famille
- de ne pas embêter mes parents pour le/la garder
- de nous imaginer adopter un enfant
- d'espérer avoir une fille
- de m'occuper de mes minous
- d'avoir un quotidien plus facile (dormir la nuit, avoir de l'argent, passer du temps sur l'ordinateur, faire les courses rapidement, aller à mes activités préférées, ne rien planifier, partir les mains dans les poches)
 
Le cerveau humain est bien compliqué...
   
par Mitzie publié dans : Psy
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Lundi 1 octobre 2007
J'ai pris rendez-vous chez une psychothérapeute.
Ce que j'ai aimé, c'est qu'elle a une petite page web où elle explique relativement clairement ce qu'elle fait, pour qui, comment, et avec quelles méthodes, et pour quel tarif. Elle dit aussi qu'elle travaille avec des... s'en suit une liste de soignants, médecins ou non, pour optimiser l'efficacité des traitements.
Au téléphone, elle m'a donné un rendez-vous pour la semaine suivante, en me disant que la séance durerait 45 minutes et coûterait 50 euros. J'apprécie la clarté. Je suis assez curieuse de voir ce que ça va donner !
 
Ca me donne une occasion pour faire un petit bilan. Depuis le début de notre désir d'enfant, j'ai consulté pour cela :
un généraliste
une généraliste - gynécologue
une gynécologue
une gynécologue spécialisée en PMA
une ostéopathe
une étiopathe
un acupuncteur
demain, une psychothérapeute.
Et je pourrais rajouter le généraliste vu par Ernest
Le docteur du labo que nous avons vu tous les deux
La sage-femme
Vendredi, le radiologue
Le mois prochain, un autre gynécologue spécialisé en PMA.
Ca commence à faire du monde !
 
De toutes ces personnes, seule l'étiopathe m'a écoutée, expliqué des choses, m'a donné la sensation d'être aidée. Je suis allée la voir avec plaisir, et en suivant, pendant plusieurs mois. Elle m'a fait du bien.
L'ostéopathe m'a marquée en bien, mais je n'y suis pas revenue, c'était trop fort.
Le doc-labo a été sympa mais je ne l'ai pas rappelé, par flemme.
Les autres je les ai fuis...
Vu le nombre, on peut raisonnablement penser que c'est moi qui ai un problème, qui attends trop d'eux, qui ne sais pas ce que je veux, ou qui ne parvient pas à faire confiance, mais je vais y travailler. Ces jours-ci (comme en tous débuts de cycle) je suis dans une grande bouffée d'optimisme. Je finirai par franchir les barrières qui se dressent devant moi - à moins que ce soit dedans moi.
   

    

par Mitzie publié dans : Médecine
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Mardi 25 septembre 2007
Je me sens assez nulle au boulot ces derniers temps. Plusieurs de mes erreurs m'ont été remontées. Mon entretien d'évaluation m'avait déjà laissé un goût d'échec, j'ai cru avoir réussi à rectifier le tir mais je me traine toujours. Il m'arrive régulièrement de réaliser qu'il y a quelque chose que je fais mal depuis le début, et que personne n'a encore remarqué. Mes erreurs du début me poursuivent toujours (l'une d'elles ayant été de ne pas demander de l'aide suffisamment fort). Et puis je n'arrive pas à me discipliner et à me concentrer, je passe trop de temps sur internet. Je me sens très seule. Je suppose que tout cela est le lot commun des travailleurs.
 
C'est un échec parce que je me suis toujours sentie "intelligente", dans le sens "bonne à l'école". Or depuis que je suis entrée dans la vie active, on ne peut pas dire que je brille. J'ai déjà eu 3 boulots longs (6 mois à deux ans), un que j'ai quitté pour rejoindre Ernest sans en être fâchée, un où le contrat a été rompu par l'employeur (CNE, pas de justification à apporter mais elle m'a bien sapé le moral au passage), et le présent qui n'est pas très satisfaisant. Je me pose beaucoup de questions sur moi-même. Heureusement qu'Ernest est là, et qu'il est d'accord pour m'entretenir ce qui m'évite d'avoir une pression matérielle en plus.
 
Je me rends compte que mon échec au boulot est de mon fait - je ne dis pas de ma faute, mais de mon fait oui, parce que j'ai toutes les peines du monde à me motiver. Je n'ai pas envie de travailler. Du tout. Ca me gonfle. Ca me pèse. Et d'autant plus que nous avons toujours convenu avec Ernest qu'un de nous arrêterait de travailler quand on aurait des enfants, a priori moi pour le premier vu les circonstances, et puis moi je le voulais très fort et lui n'était pas sûr, même s'il aimerait bien avoir cette occasion un jour. Et comme ça ne vient pas, je me sens obligée de travailler. En espérant arrêter de toutes mes forces. Comme état d'esprit, c'est sûr, c'est pas génial...
 
Je pourrais arrêter de travailler quand même, mais j'ai peur du regard des autres, et surtout peur de moi-même, peur de déprimer, peur que tous mes beaux raisonnements ne soient qu'un prétexte à me laisser aller à la déprime. J'ai vu ma mère alterner les périodes de travail et les périodes de chômage, il me semble qu'elle a eu des épisodes de déprime dans les deux contextes. Qui l'ont décidée, à chaque fois, à retrouver un boulot, ou à quitter le sien devenu insupportable, selon le cas. Elle est incapable d'être heureuse au travail, incapable d'être heureuse sans travail. J'espère qu'elle trouvera son équilibre à la retraite... Et moi, est-ce que je suis condamnée à faire pareil ?
 
Il me semble que sans travail je ferais plein de choses, j'ai plein d'idées, je voudrais m'investir davantage dans des associations, je voudrais gérer mieux notre chez nous et nos petites affaires pour essayer de réduire nos charges (faire le tour des assureurs, banquiers, opérateurs de technologies avancées), je voudrais passer du temps à faire des choses de mes mains, je voudrais écrire, je voudrais nager, marcher, regarder des émissions intelligentes à la télé, voir mes amis, m'occuper de chats. Mais est-ce que j'en aurais vraiment la volonté ? Quand je n'ai pas de travail, je sais que je fais beaucoup plus de choses, mais je passe aussi beaucoup de temps à ne rien faire et à m'abrutir sur internet.
 
Enfin, et ça a peut-être l'air éloigné mais dans ma tête ça se rejoint, je suis très interpelée par tout ce que je lis sur l'instruction en famille. Pourquoi ? Je n'ai pas été malheureuse à l'école, j'ai toujours été bonne élève, eu des amies, j'ai fait des études longues. Comme tout cela ne m'a pas appris à être heureuse au travail, je me demande maintenant si ce n'est pas mieux de faire autrement. Mais si je ne sais pas m'aider moi-même, je doute de pouvoir aider mes hypothétiques futurs enfants de ce point de vue... n'est-ce pas encore une espèce de prétexte de ma part pour fuir l'investissement dans un travail en me disant que quand j'aurai des enfants je ne pourrai plus travailler pendant des années ?
   

 
    
Je ne suis pas tendre envers moi-même. Est-ce que je ne mélange pas un peu tout ? L'an dernier, au chomage 5 mois, j'allais prendre le thé deux fois par semaine avec un ami retraité, déjeuner avec une amie une fois par semaine, après moult enquêtes et lectures je me suis ouvert un plan d'assurance vie, j'ai bricolé, j'ai fait un bilan de compétences, j'ai fait la sieste presque tous les jours, j'ai bossé le chapitre un régulièrement, j'ai fait des balades, je suis allée à la bibliothèque, à la piscine, au tai chi deux fois par semaine au lieu d'une, j'ai commencé un projet associatif. J'ai aussi pas mal trainé sur des forums et déprimé. Mais ce n'est pas forcément lié ! Et puis je pourrais probablement apprendre à gérer cette addiction, avec un peu de temps.
 
Les jours d'optimisme je me dis que par deux fois j'ai retrouvé du boulot dans un contexte pas génial. Et je me suis adaptée, plus ou moins bien mais adaptée quand même. Si ça ne se passe pas génialement ce n'est pas forcément parce que je suis incapable de travailler (comme une cousine qui est de façon terrible l'exemple à ne pas suivre de toute la famille). Et si, tout simplement, aujourd'hui, cette année, il était plus agréable pour nous que je ne travaille pas ? Ce n'est pas une sentence à vie sans appel. Parfois je me dis qu'on n'a qu'une seule vie et que je suis bien con de faire autant de choses contre mon gré.
par Mitzie publié dans : Trop de questions
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Lundi 17 septembre 2007
    
Je m'y attendais un peu mais ça ne fait pas moins mal.
Je m'y attendais, et pourtant je tourne et retourne les choses dans ma tête sans parvenir à me calmer. Je mets tout ici en vrac.
  
Ce cycle commencé par un rendez-vous stressant, dans la colère et le désarroi, puis nous a donné un résultat négatif pour le test de Hünher.
  
Le docteur du labo qui m'a fait le prélèvement du test de Hünher était bizarre mais gentil. Il m'a expliqué comment il faisait l'analyse, comment il déterminait le résultat, ce que ça pouvait signifier dans chacun des cas, insisté sur le fait qu'un résultat soit négatif peut vouloir dire plusieurs choses ; que ce n'était pas le bon jour, que pour une raison ou pour une autre ce cycle était mauvais, ou que nous avons un problème à ce niveau. Qu'il faudrait toujours garder espoir. Ca m'a bêtement fait du bien. Je me raccroche à ça.
 
Que ça me déprime et me fait honte de penser que tout l'amour qu'il y a entre Ernest et moi s'arrête peut-être à ça, à une glaire "hostile" de ma part, comme si notre amour n'arrivait pas à passer une barrière que mon corps met en place, idiot de voir ça comme ça, peut-être, mais symboliquement c'est plus signifiant que je ne l'avais pensé au départ, ça me fait mal.
  
J'ai lu les résultats du test de Hünher, mais je en suis pas en mesure d'en analyser tous les paramètres et je n'arrive pas à joindre les sage-femmes entre 14h et 15h, sachant que je me vois mal en discuter dans mon bureau devant mes collègues et que je ne peux pas m'absenter toutes les 3 minutes pendant une heure pour sortir, téléphoner, et tomber sur une sonnerie occupée à chaque fois. Ma parole c'est pire que la hotline de mon FAI ! Pourtant peut-être que le détail des résultats pourrait donner un indice pour savoir laquelle de mes trois hypothèses est la bonne. Tiens je pourrais peut-être appeler le docteur gentil du labo, peut-être qu'il me renseignerait.
  
Ce test est-il vraiment fiable ? Je dois dire que les conditions n'étaient pas idéales : d'abord la sage-femme a déduit d'une écho à J10 que l'ovulation serait à J14, ce qui paraît un peu raccourci à mon esprit logique, surtout que d'après moi ça n'arrive quasiment jamais, mais évidemment je me fie à la tempé et à la glaire, ce qui n'est absolument pas fiable d'après la gent médicale. Je pense qu'ils n'envisageront pas l'hypothèse que ce n'était pas le bon jour, mais moi je garderai le doute. Le follicule croît de 2 mm par jour OK, mais si chez moi c'était seulement 1.8 ? Si ça ralentissait sur la fin ? Si il était expulsé à 25 mm et pas à 21 ? Je n'en sais pas assez pour savoir si tout ceci est plausible, mais tout modèle en biologie me paraît forcément limité, je ne suis pas un coucou suisse. Comme par hasard, ce cycle-ci je n'ai pas réussi à bien déterminer mon ovulation. La température serait plutôt d'accord avec J14, mais le reste me donnerait plutôt J16. Peut-être que le cycle était vraiment mauvais, ce qui ne serait pas étonnant vu l'état de détresse dans lequel j'étais. Est-ce que j'aurai droit à une deuxième chance ? Je ne sais même pas si je le souhaite tant il est pénible d'avoir du sexe sur commande.
  
Mon premier réflexe lorsque j'ai reçu les résultats du test a été de chercher sur les forums pour des "remèdes de grand-mère". Lorsque la glaire est trop acide (ce qu'elle est, sans que je sache si c'est normal, car je crois comprendre que ça pourrait aussi signifier que ce n'était pas le bon jour), on peut boire de l'eau alcalinisante, ça peut aider. Bon ça c'est facile et ça mange pas de pain, je vais aller m'acheter quelques packs d'Hépar.
  
Je dois encore prendre trois rendez-vous pour les prochains examens. Je n'arrête pas d'oublier en alternance mon ordonnance ou mon portable, de sorte que je n'y suis pas encore arrivée. 
J'ai peu apprécié le premier contact avec la docteur qui nous suit. Je me suis demandée si je ne demanderais pas à changer, vu qu'elle n'a passé que 10 minutes à regarder nos analyses, ça ne me paraît pas inenvisageable. En sachant qu'il y a peu de chances de tomber sur mieux, après tout elle fait son boulot. Enfin je crois. Et que je risque de me coller une réputation de pénible. Donc finalement non.
  
Pour mes deux échos j'ai été reçue par la sage-femme pas sympa. Non pas qu'elle soit méchante, mais elle n'invite pas à la confiance, et elle m'a donné un conseil erronné sans le vouloir, me disant que ma prise de sang devait être faite dans un labo où ils posent des cathéters sans me préciser pourquoi, et j'ai compris après que c'était pour le dosage de la prolactine, qui ne m'a pas été prescrit cette fois-ci, heureusement que je le sais sinon j'aurais du rappeler pour demander. Et puis je ne supporte pas qu'on me demande de mettre mes pieds sur les étriers 5 minutes avant de commencer l'examen proprement dit, ce n'est pas une position agréable et je n'aime pas la garder "pour rien". Et puis elle me demande de me rhabiller sans me laisser la possibilité de m'essuyer de tout le lubrifiant qu'elle a utilisé, et après je suis toute mouillée, ça paraît crétin mais ce sont ces petites choses qui rendent tout cela difficile.
  
Si nous avons vraiment un problème, on nous proposera certainement une IAC. Mais je n'en veux pas, pas tant que je n'ai pas compris clairement ce qu'on y gagnerait. Ce test ne montre qu'un symptôme. Tout est lié là-dedans. Si la glaire n'est pas bonne, c'est peut-être la conséquence d'un autre problème, ce n'est pas forcément le fait de passer outre la glaire qui va m'aider. Et puis les stimulations ovariennes me font peur. Et puis la deuxième partie du cycle n'est jamais abordée. Or peut-être que ça n'a aucune importance, ces saignements. Je ne suis pas obtuse, je peux comprendre une explication avec un peu de biologie, et je peux aussi comprendre une remarque empirique du type "nous avons constaté que les femmes qui présentent des saignements même importants en deuxième partie de cycle n'ont pas plus de mal à concevoir que les autres". Tant qu'on refusera de me dire ça, je ne serai pas tranquille. A quoi sert de zapper l'étape A si la E est en panne de toute façon ? Et pourquoi je pense déjà à ça alors que je n'ai pas fini les examens et que je n'en sais rien ?
  
Pour l'instant à chaque fois que j'ai eu un rendez-vous, je suis arrivée en retard au boulot, après avoir dû me lever aux aurores. C'est de plus en plus une certitude, je serai incapable de faire un parcours de soin en travaillant. Trop dur à digérer, trop dur de pleurer dans les toilettes du boulot en arrivant.
  
Et j'en reviens à l'envie et à la motivation. Je crains d'être trop en colère pour que tout ceci soit efficace. Je me surprends à penser que je ne veux pas d'une grossesse dans ces conditions. Que je suis déjà en colère contre le bébé qui ne vient pas, et qu'être en colère contre un bébé qui viendrait mais m'aurait forcé à subir tout ça serait pire que tout. A certains moments je ne sais même pas pourquoi j'ai entamé ce parcours, sinon pour avoir la consicence tranquille, ce qui est crétin.
  
Sur toutes les ordonnances il y a un numéro de psychologue, ça me démange un peu de l'appeler, est-ce que ça va être une personne de plus qui va essayer de me faire rentrer dans le droit chemin, ou est-ce qu'elle pourrait éventuellement intervenir auprès de l'équipe médicale pour qu'ils me donnent plus d'explications, si elle voit que j'en ai cruellement besoin ?
  
Pour finir sur une note positive, je suis très fière d'Ernest et moi, car notre premier rapport "programmé" n'a pas été franchement agréable, alors pour les deux suivants nous avons décidé de prendre les choses en main, nous avons fait des efforts, bougies, musique, film, et ça a été... très bien... même si on était très fatigués le lendemain ! On s'est dit qu'on devrait faire ça plus souvent en dehors de tout test... comme quoi à quelque chose malheur est bon !
  
 
par Mitzie publié dans : Médecine
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Mercredi 12 septembre 2007
MarieSB a répondu à mes questions, voici ses réponses, je pense que vous les trouverez comme moi généreuses et pasionnantes ! Ca donne envie de répondre à ses réponses... mais je l'ai fait par mail. Décidément ce jeu me plaît !
   
1 Qui es-tu MarieSB ?

Comme je n’ai pas beaucoup d’imagination, comme pseudo, j’ai pris mon prénom et les initiales de mon nom. Je suis une femme de 30 ans, artisan cuisinière je fabrique des condiments et des petites gourmandises que je vends aux épiceries fines, aux magasins « bio » (mes produits sont bio) ou sur les foires de ma région, Toulouse. (sous la marque éléonie pour l’instant confidentielle, « j’existe » depuis moins d’un an ! )
Je suis marièe depuis 3 ans à l’homme le plus charmant que j’ai rencontré (alors je l’ai pas laché), un violoniste que j’ai commencé par suivre à la capitale puis que j’ai ramené au bercail parce que Paris c’est sympa, mais un peu loin des pyrénées.
Je suis la grande sœur d’un grand enfant qui présente tout les signes de l’autisme profond mais que l’on ne sait ranger dans aucune catégorie d’anomalie.
Alors on dit qu’il est handicapé. Il a 28 ans. Nous nous aimons fort.
Je suis la fille de paysans Ariègeois, génération Retour à la Terre, c’est bon pour l’éveil émotionnel des enfants mais un peu moins pour l’intégration aux réalités du Monde Moderne et à la Grande Compétition Planétaire ! Aujourd’hui j’ai toujours un peu de mal à comprendre que l’ensemble des humains ne profitent pas des merveilleuses vertus de la coopération, mais bon c’est peut-être moi qui n’ai pas tout suivi ;-) !

Je suis bavarde et je ne sais pas faire court, j’aime lire beaucoup , à la folie, cultiver mon potager et cuisinner pour mes amis, mon travail, ou pour mon mari et moi, rarement pour moi seule ! Vous voulez me faire plaisir : invitez vous à manger !

Holàlà elle est vaste cette question, Et puis Otir, il a dit : on commence par une question frafelue pour ammadouer les gens avant de les ammener à se dévoiler, mais là cette question directe.... en fait je suis touchée par sa spontanéité, c’est une qualité que j’aime, mais bon, on est pas n’importe où ici.


2. As-tu déjà acquis ou préparé quelque chose pour tes futurs enfants ? Quoi et pourquoi ?

Non, mais je gate chaque fois que j’ai l’occasion ma nièce de 4 ans (celle de mon amoureux en fait ), pour sa première rentrée à l’école je lui ai acheté, à elle et à sa mère un petit livre sur le sujet, où c’est la maman qui pleure un peu. Sinon j’ai aussi un grand plaisir à choisir des cadeaux pour les petits des copines, j’aime les enfants de toutes façon.
J’ai trop peur d’y croire pour acheter quelque choses pour mes enfants, mais je regarde dans les vitrines, je voudrai peindre sa future chambre avec des pigments écolo, ect...

3. Que viens-tu chercher sur les blogs ?

Avant notre retour à Toulouse, je travaillai pour une entreprise dite de « l’économie scociale et solidaire » en Seine Saint Denis je m’y régalée peandant 3 ans avant d’être licencciées de la façon la plus brutale, le réveil à été douloureux ! Nous avions déjà le projet d’avoir des enfants, depuis une année, je ne m’inquiétai pas spécialement mais j’ai voulu chercher des infos sur « comment on fait les bébé, bordel ! Je ne sais plus comment je suis tombée sur le blog de Veuve Tarquine, j’ai tout lu d’un coup, toutes les archives. Je suis tombée dedans, aujourd’hui toutes ces personnes m’accompagnent dans l’ombre. C’est un peu hors sujet, mais je ne sais pas trop ce que j’y cherche, j’en lis finalement peu (Samantdi, Chiboum, Veuve Tarquine, Racontar et Luciole surtout mais quasi quotidiennement pour le plaisir de lmire surtour, des mots, je les trouve tous très bien écrits)

4. Aimes-tu les chats ?

Ben heu, pas trop non ! J’aime les chats des voisins qui viennet fureter ou siester dans mon jardin, mais j’ai une vieille trouille des qu’ils s’approchent trop près, quoique cela commence à aller beaucoup mieux, et comme mon mari les aime, je commence à me dire que peut-être... et comme nous n’avons pas d’enfants, qu’il est souvent en tournée, un peu de compagnie, pourquoi pas...

5. Es-tu d'accord avec l'adage "Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort" ?
  
NON ca me fait hurler, cela sous-entend une valorisation de la souffrance que je déteste, car si nos souffrances augmentent l’épaisseur de notre carapace elle nous rends souvent plus hermétiques aux autres, moins tolérants. Je ne suis pas plus forte d’avoir un frère handicapé, mes parents ne sont pas plus fort non plus depuis qu’ils ont cet enfant. Je ne suis pas plus forte de ce qui ne m’a pas tuée (j’avais fait le détail puis j’ai éffacé parce que c’est un peu trash). La souffrance rends névrosé, malheureux et des fois méchant. Bouh que ca me met en colère !
Mais peut-être nous permet-elle c’est vrai de découvrir une force en nous, celle de vivre avec.
Et toi ? Je pressens à la forme de la question que tu n’est pas d’accord non plus, si ce n’est pas le cas, je souhaite ne pas t’avoir blessée.

Voilà, je te remercie de tes questions, qui me permettent de me faire connaître un peu de toi que je lit avec plaisir et un vif intérêt ! Et de tes lecteurs.
   
par Mitzie publié dans : Blogueries
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