Mardi 12 février 2008
Week-end en amoureux, après la réunion EFA, c'était absolument parfait. Nous n'avions pas été aussi bien depuis longtemps. 2008 s'annonçait meilleure que 2007, il aura fallu attendre le début de l'année du rat pour qu'on se sente vraiment libérés. Le week-end a été ponctué de "Quand on aura un enfant".
 
- "Quand on aura un enfant, peut-être qu'il n'aura jamais vu la mer, ça sera rigolo de voir sa réaction la première fois, sûrement qu'il piaillera à moitié de plaisir et à moitié de peur...".
- "Je me demande s'il aimera marcher sur le sable"
- "On retournera visiter ça avec lui ou elle, ça lui plaira sûrement..."
- "Quand on aura un enfant, on ne pourra peut-être pas voyager aussi léger, il faudra qu'on ait des sacs à dos plus gros."
- "Et peut-être une poussette, genre une avec des grosses roues, ça sert aussi de caddie"
- "Une écharpe, si c'est un petit, j'aimerais, mais au début ça doit pas être évident, il faut apprendre à la nouer, alors peut-être pas au tout début"
- "Ou une remorque à vélo, on verra, ça dépendra de l'âge..."
- "Ca peut marcher longtemps un enfant de mettons 4 ans ? 5 ans ?"
- "Quand on aura un enfant je me demande si ça sera pas plus facile de prendre la voiture"
- "Tu sais que des fois les enfants adoptés n'ont jamais pris la voiture, ils sont malades"
- "Et cette petite fille là bas elle a quel âge à ton avis ?"
- "Et si mettons il aime pas la mer, on ira plutôt à la montagne"
- "Ou à la campagne voir les vaches"
- "Ce qui serait bien c'est d'aller aux bébés nageur au début comme ça après il aimera l'eau, mais bon s'il aime pas du tout l'eau dès le début je sais pas comment on fera".
- "Quand on aura un enfant on pourrait s'acheter des bottes en caoutchouc"
 
Qu'il est doux ce "Quand"...

  
par Mitzie publié dans : Bonheurs
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Lundi 11 février 2008
On était les moins avancés dans la procédure dans la salle (sur une quarantaine de personnes) ; bêtement on en a été un peu fiers. On était un peu émus et contents d'être là. En fait ces réunions ne nous sont pas d'une utilité immédiate, puisque d'une part on est très bien informés par d'autres biais, et d'autre part on ne peut rien faire de concret pour le moment. Mais on aime les avoir dans notre agenda, ça rythme un peu l'attente, pour nous ça "marque" le fait qu'on s'est lancé dans cette démarche, on s'affiche comme postulants à l'adoption.
 
La réunion en elle-même était sympa, sans plus. Nous avons été un peu surpris par la revendicativité d'une bonne partie des participants. Plusieurs personnes ont râlé que ça faisait x mois qu'ils avaient déposé leur dossier et toujours rien, pas d'appel du conseil général, que ce n'était pas correct. J'ai cru rassurer tout le monde et couper court à la discussion en disant qu'on nous avait annoncé 15 mois avant le 1er coup de fil (sous-entendu qu'ils avaient de la chance, car personne présent n'avait patienté aussi longtemps et de loin). Malheur ! ça a déclenché un haro de protestations contre le conseil général, l'état et les administrations en général, et que c'était un scandale et blablabla.
 
Evidemment je suis bien d'accord que c'est trop long, mais on a eu le temps de digérer la nouvelle, et de toute façon on n'y peut rien, pourquoi épiloguer là-dessus pendant une demi-heure ?
 
A plusieurs autres reprises dans la discussion, des plaintes généralisées sur l'attente, la lourdeur et l'exigence de la procédure d'adoption, tempérée heureusement par quelques personnes. On fait tout ce qu'on peut pour prévoir et accepter d'ores et déjà cette attente, si on bute dessus ça va être encore plus dur que nécessaire. Alors autant que ça ne soit pas mis en exergue à tout bout de champ...
 
D'autres personnes ont râlé contre les entretiens, qui les forçaient à se remettre en question, une qui avait 41 ans râlait qu'on lui dise de réfléchir à adopter un enfant de plus de deux ans, l'autre râlait qu'on lui pose une question du style "qu'allez-vous dire à votre enfant quand vous le rencontrerez la première fois", pourtant pas la plus piège que j'ai entendu, une autre disait quelle avait choisi de ne pas se documenter avant les entretiens et était étonnée que ça lui soit reproché...
 
Heureusement des personnes sont intervenues pour dire que ces entretiens poussés étaient une chose positive que tout le monde n'a pas la chance d'avoir, que cette réflexion était très importante, qu'il fallait prendre le temps, qu'il fallait bien que les AS et les psy posent des questions concrètes pour mettre les gens à l'épreuve, savoir si on avait réfléchi de façon concrète, il ne suffit pas de dire ni même de penser "oui on veut un enfant et on l'aimera beaucoup beaucoup"...
 
Enfin voilà, beaucoup d'ondes négatives, et beaucoup de questions de forme, alors que je m'attendais à des débats de fond, sur l'accueil d'un enfant dans son altérité, sur la façon de le gérer par rapport à l'entourage, que dire, que taire, voire même sur la pertinence de l'adoption, vu que ça fait question dans le monde de l'adoption ces temps-ci... Bref j'ai trouvé que la discussion est restée assez superficielle et axée procédure, et j'ai été étonnée de voir comme une partie des gens (pas la majorité quand même) étaient mal informés, confondaient OAA et AFA, ne connaissaient pas bien les procédures... Merci Internet...
 
Petite anecdote un peu triste pour finir : on s'était préparé à trouver à cette réunion des gens qu'on connaît, et ça n'a pas loupé. Sauf que la personne, elle, n'était visiblement pas du tout préparée, et que notre bonjour avec grand sourire l'a horriblement gênée. Elle est d'ailleurs partie en courant à la fin sans attendre le pot. Dommage, ça nous aurait fait quelqu'un à qui en parler... par la suite on n'a pas réussi à s'introduire dans une discussion, alors on s'est éclipsés. La prochaine fois ça sera probablement plus facile.
   
par Mitzie publié dans : Adoption
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Vendredi 1 février 2008
Bientôt avec Ernest nous allons à une réunion efa (enfance et familles d'adoption). Il me tarde !
Bien sûr, j'ai déjà pas mal cogité et lu sur l'adoption. Enfin, je lance des réflexions sans chercher à déterminer quoi que ce soit de définitif, puisque de toute façon rien ne peut avancer pour le moment.
 
Avec Ernest pour le moment nous n'avons pas de préférence d'origine, mais nous sommes très peu renseignés sur les pays. Pour l'âge, chaque âge a ses avantages et ses inconvénients. Bien sûr un petit peut paraître plus malléable, mais les études montrent qu'un enfant adopté sans avoir pu le parler et le comprendre peut trouver cela très difficile, alors qu'un plus grand qui était bien briefé sur la question peut le vivre très bien malgré l'apprentissage d'une nouvelle langue, etc. Je ne sais pas si on peut connaître, dans une certaine mesure, la façon dont les enfants sont préparés à l'adoption, mais vu d'ici et maintenant ça me paraît très important.
 
Je n'ai pas une envie débordante de pouponner et ni les couches ni les biberons ni les poussettes ne me transcendent. Ernest non plus on dirait. Donc pour l'instant on est tenté de dire que ce serait ok jusqu'à 6 ans. Presque même je pencherais plus pour un grand, je me visualise aussi bien avec un grand qu'un petit en fait.
 
Plusieurs aspects me font peur, j'en parle en vrac ici, ça me permettra de revenir faire le point de temps en temps.
 
En premier, le contact physique, qu'un grand ne recherche peut-être pas (je sais pas trop ; c'est calin un enfant de 5 ou 6 ans ? ça prend sa douche tout seul ?) et que j'ai donc peut de ne pas savoir établir du tout, vu que si on est deux à être godiches sur le sujet... mais bon ya Ernest... et puis les chats n'ont pas l'air de me trouver godiche, peut-être que je saurai...
 
En deuxième, c'est la gestion de l'instruction. Quand j'entends mes collègues expliquer les efforts qu'ils sont obligés de faire dès le CP pour que leurs enfants réussissent, les heures passées à faire les devoirs, etc., ça me gooonfle, mais d'une force... J'ai une dent contre l'école, je trouve la plupart des apprentissages crétins et inutiles et je ne suis pas persuadée que je saurai ravaler mes critiques et me mettre du côté de la maîtresse pour que l'enfant ne soit pas trop perdu.
Ca aurait été pareil pour un enfant biologique d'ailleurs, j'avais déjà prévenu Ernest que les devoirs, ce serait pour lui, même si je dois me coltiner le repassage et le nettoyage jusqu'à la fin de mes jours en échange. J'ai peur de ne pas avoir la patience aussi, j'ai le cerveau qui va vite, et ça ne sera peut-être pas le cas de mes enfants.
 
Et même pour une grand je trouve ça super dur de ne le voir que quelques heures par jour, à peine après son arrivée. On attend un enfant, on l'accueille, et zou quelques semaines après, alors qu'on ne le connaît pas encore bien, qu'on ne connaît pas ses réactions, ses peurs, ses goûts, qu'on n'est pas totalement à l'aise avec lui, on le colle à l'école et on ne le voit plus ! (Ici les parents vont probablement me dire que les quelques heures du soir sont suffisamment éprouvantes pour qu'on ait pas envie d'en faire plus :-) mais 1 - je suis naive et 2 - dans le cas d'une adoption l'enfant il vient juste d'arriver alors je trouve que c'est pas beaucoup). On doit avoir l'impression que la maîtresse le connaît mieux que soi, c'est horrible. Et puis s'il y a le moindre problème, genre, je sais pas, il fait des crises, il a des manies, on doit pas savoir expliquer, on ne doit avoir que des hypothèses, et là on doit avoir l'air de parents indignes et dépourvus.
 
En troisième, beaucoup de ces enfants grands ont vécu en collectivité, dans des pays chauds et gais, et je peux imaginer qu'en arrivant ici, en se retrouvant en cercle fermé avec deux adultes calmes et deux chats, dans un appartement silencieux, dans la grisaille et le froid, ça doit être un choc assez violent, et l'enfant peut faire une dépression... Des fois je me dis que je saurais chanter, jouer, animer tout ça, mais en réalité je vois bien que j'y arrive un petit moment puis que j'ai besoin de retrouver ma bulle ; on peut pas dire qu'on est des gens expansifs ni festifs par nature ; on vit pas mal dans le lecture et le slience, surtout après le boulot, le week-end encore ça va c'est plus animé. Ca on gagnerait à le travailler un peu rien que pour nous deux remarque !
 
En écrivant comme ça tout d'un coup je me rends compte qu'on n'est probablement pas les candidats idéaux pour adopter un grand. Mais pour un petit c'est l'absence de communication verbale qui me gêne, la notion qu'il n'a pas pu donner son avis, ni comprendre ce qui allait lui arriver...
 
Eh ben yen a des choses à réfléchir je vous dis pas l'ampleur du chantier !! :-)
    
 
    
par Mitzie publié dans : Adoption
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Jeudi 31 janvier 2008
Mes séances d'acupuncture continuent, mes petits problèmes de santé aussi, mais ça a l'air de vouloir se tasser maintenant. L'acupunctrice (ça existe ce mot ?) est très optimiste. Le traitement n'a pas bien fonctionné jusqu'à maintenant, mais elle l'explique en disant qu'elle a essayé quelque chose qui a bien fonctionné, puis cru que c'était suffisant et essayé de traiter autre chose, alors qu'il fallait insister beaucoup plus que ça.
 
Pourquoi pas... pour le moment je me laisse faire dans la mesure où j'ai des sous, les séances sont agréables (enfin les aiguilles bof mais elle est gentille et puis c'est du repos forcé), et je me sens plus énergique et positive que je ne l'ai été depuis longtemps, même si j'ai parfois des rechutes (qu'est-ce que mon article du 17 janvier me paraît con, j'ai vraiment pêté un boulon ce jour là ; enfin ça m'a permis de démêler deux ou trois choses). Donc verdict ce cycle-ci (pour les saignements), je pense que je nous laisserai jusqu'au prochain et après j'ai une autre chose à tenter en dernier recours.
 
Elle m'a montré un passage d'un gros livre qui décrit mon cas, et ça m'a un peu secouée, car c'était exactement ça y compris sur des points qu'on n'avait pas vraiment abordés, comme la difficulté à dire les choses.
 
Et - coincidence bizarre de la vie - le soir même au téléphone, environ un mois après notre dernière discussion sur le sujet, ma maman prend une grande inspiration et me dit (je résume) :

"Bon la prochaine fois que tu viens, j'aimerais qu'on se mette autour d'une table et qu'on parle de ces histoires d'adoption. Et avec papa aussi. Parce que tu comprends, la dernière fois je t'ai dit tout ça (elle m'avait reproché de désespérer et de baisser les bras), mais depuis j'ai réfléchi, et il n'y a pas à avoir honte, moi je suis contente si vous êtes contents, j'aimerais qu'on en parle, ça serait mieux pour tout le monde. Parce que moi je m'inquiète, je ne sais pas si vous avancez, j'ai peur que tu déprimes tout le temps et que je te fasse pleurer alors je n'ose pas en parler, et c'est pas bien comme situation. Et puis il faut en parler à tout le monde de la famille pour que personne ne soit gêné, sinon après ça va se retourner contre vous, personne n'osera plus vous téléphoner. C'est à vous de faire un effort, d'expliquer, de mettre les gens à l'aise. Vous devrier en parler si possible en étant tous les deux, et en parler toujours aux deux personnes du couple ou à toute la famille, pour que tout le monde comprenne qu'il n'y a rien de tabou, et puis vous ça vous aidera aussi à en parler facilement. Moi je l'ai dit à ton parrain et il l'a très bien pris. Si vous en parlez naturellement, sans faire de cachotteries devant personne, ça sera mieux pour vous, pour les gens, et pour vos enfants plus tard."

J'en suis restée baba.

Bien sûr elle a raison, et on projette d'en parler mais ça a du mal à sortir pour le moment, même si je meurs d'envie de discuter du sujet. On va se botter un peu les fesses pour arriver à en parler naturellement y compris devant des gens avec qui on n'est pas intime. Tout le monde ne le prendra pas comme mon parrain et certains seront gênés ou feront des réflexions déplaisantes, mais après quelque temps ça devrait sembler naturel à tout le monde.

En tout cas je suis épatée qu'elle ait réfléchi, qu'elle en soit arrivée là aussi vite, qu'elle ait trouvé le courage de faire le premier pas de me demander ça, et qu'elle ait si bien compris les enjeux...

Suite à ça, on en a parlé, ils sont briefés. Maintenant ça va devenir plus naturel d'en discuter. Petit à petit on en parlera au reste de la famille, je ne veux pas non plus l'annoncer sur tous les toits, surtout qu'après on n'a pas fini de répondre aux "alors ça en est où ?" pendant 4 ou 5 ans... on a bien le temps !
 
Mais quand même, comme j'ai le coeur qui bat et la gorge qui se noue à la pensée d'en parler...
Comme quoi je me crois bavarde et je parle facilement de moi, mais sur les sujets émotionnels, c'est loin d'être le cas...
  
par Mitzie publié dans : Spontanément
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Jeudi 17 janvier 2008
Les journées de cette semaine se passent et j'ai l'impression d'être dans une autre dimension.
 
Je crois que j'aurais bien aimé pouvoir dire que j'ai complètement tourné la page, maintenant on a lancé le dossier d'adoption et fini le reste, mais en fait à cette période du cycle, il me revient une fois de plus les mêmes questions : c'est quoi ces trucs qui sortent de moi, et pourquoi, finalement, on n'a rien pu faire, rien pu tenter même contre ça ! Parce qu'au final si tu regardes, la seule chose concrète tentée, c'est deux mois de duphaston. Tout le reste c'est des examens, et des discussions pour dire rien et pour pas répondre à mes questions. Tu te rends compte !? Tous ces mois, tous ces examens, cette déprime, cette peine pour Ernest et moi, et l'action se résume à deux mois de duphaston.
  
Ce matin j'ai eu comme un immense regret tout d'un coup, pas de la pma, mais j'ai l'impression que tout est allé de travers, parce que j'ai pas rencontré les bonnes personnes au bon moment, que j'ai fait fausse route. Je me dis si j'étais restée avec la première gynéco j'aurais eu une stimulation simple, mais à ce moment là je n'en voulais pas. LA PMA c'était trop. Et maintenant qu'on a fait toutes ces analyses et qu'on est passé en PMA, tout le monde va nous dire ah ben oui faut faire des FIV, c'est comme si on était devenus des cas graves, par le simple fait d'avoir fait ce parcours, tu vois. Alors que c'est peut-être pas le cas, si tu y réfléchis rationnellement, c'est une succession de mauvais aiguillages, un peu comme si ça s'était emballé.
   
En fait je dis tout ça,  je ne reviens pas sur l'adoption, hein, l'idée d'avoir un enfant adopté me satisfait, c'est vraiment pas dans le sens "je préfère bio qu'adopté", c'est dans le sens je préfère dans neuf mois que dans cinq ans, et aussi j'aime pas les questions sans réponses.
 
J'ai pas envie de tout reprendre à zéro mais... Ptet que si en fait. Enfin je sais pas, je suis à moitié paumée. Quand je pense à tout ça j'ai envie de pleurer. Je me dis que je devrais peut-être en parler à mon médecin traitant, mais je pense qu'il bottera en touche, comme il l'a fait au début du parcours. Et je peux pas lui en vouloir, c'est bien d'avouer son incompétence.
  
Le deuxième choix c'est de prendre un RV pour aller voir une nouvelle gynéco, de toute façon il faudra bien que je finisse par m'en trouver une, et ça va bientôt faire deux ans que j'ai pas fait de frottis avec ces histoires. Mais j'ai pas d'adresse de bon gynéco et tout ça me fout des boutons, j'aurais aimé ne plus y penser. Et si je vais en voir un et que je lui dis que je reviens de l'hopital, ça sera tout de suite biaisé. D'un autre côté si je fais semblant de rien, ça peut durer longtemps et j'ai pas envie de refaire tous les examens.
   
Il y a la solution d'en reparler avec le médecin de l'hopital, je n'ai pas encore annulé le rendez-vous de suivi pour les piquouses qu'on n'a pas faites. Il avait l'air plutôt pas pour, mais d'un autre côté il nous avait aussi laissé le choix, alors peut-être que si je lui dis qu'on a peur, que c'est trop pour nous, il reverra les choses à la baisse... Mais je ne sais pas s'il ne va pas nous imposer un suivi écho même avec le simple clomid, mais limite une fois qu'on a l'ordonnance on peut skipper le suivi...
 
Il y a aussi la solution de se débrouiller tout seul. Parce que je n'ai personne en qui j'ai totalement confiance. J'ai constaté qu'on pouvait trouver des médocs sur Internet. Je sais ce que tu vas penser... c'est horrible, je suis désespérée, je perds la tête... Mais non, c'est pas ça, je suis démunie mais les médecins aussi, j'ai plus confiance en moi qu'en eux. Je ne le ferai pas sur un coup de tête sans réfléchir mais ça fait longtemps que j'y pense, je connais le mécanisme d'action, le protocole, les effets secondaires, les contre indications, j'ai fait les examens préliminaires nécessaires, ça me paraît pas forcément déraisonnable. Donc voilà, j'y réfléchis, à faire ce traitement simple, pour être sûrs de pas regretter, d'avoir essayé. Ya que le fait de voir que j'avais cette possibilité qui m'a calmée ce matin, mais j'ai encore une boule dans la gorge.
 
Parce que oui ya les side-trucs comme l'acupuncture mais là j'y crois déjà plus trop... Je vais continuer quand même mais bon... Faut que je continue à voir la psy je crois, la dernière séance a été inutile, mais il y a encore des choses qui ne vont pas, la preuve, des fois ça ressort par vagues comme ce matin. 
 
Je voudrais aller de l'avant, et je me retrouve sur les mêmes questions, ça me désole.
   
par Mitzie publié dans : Trop de questions
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